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Mamadi Doumbouya est un ancien légionnaire de Nîmes (Gard). Il y a quelques jours, il a été réélu président de la République de Guinée.
Présentation.
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Mamadi Doumbouya est un ancien légionnaire du 2e REI de Nîmes (Gard). (©Présidence de la République de Guinée)
C’est un parcours qui détonne. Être né en Guinée, venir en Europe dans les années 1990, d’abord au Royaume-Uni, puis aux Pays-Bas, débarquer en France, s’engager dans la Légion étrangère à Nîmes (Gard), en sortir en toute discrétion, revenir dans l’armée de son pays, gravir les échelons et devenir… président de la République. Et même être réélu. Cette histoire, aussi atypique que réelle, c’est celle de Mamadi Doumbouya, président de la République de Guinée, lequel vient de débuter un deuxième mandat à la tête du pays.
À 20 ans à Nîmes
L’histoire de Mamadi Doumbouya n’est pas intimement liée à Nîmes. D’ailleurs, de son enfance et de son adolescence, on ne sait que peu de choses, si ce n’est qu’il est né à Kankan en 1984. Il s’agit de la deuxième ville du pays situé dans l’ouest de l’Afrique, au bord de l’Atlantique, à la frontière avec le Sénégal, le Mali ou encore la Côte d’Ivoire.
Les éléments ne sont pas précis mais à la fin des années 1990, Mamadi Doumbouya quitte la Guinée et tente sa chance en Europe, vivant une vie sans-papiers durant plusieurs années entre le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la France. C’est dans l’Hexagone que l’on peut véritablement retrouver sa trace. Du côté de Nîmes donc, en 2004, au 2e Régiment d’infanterie de la Légion étrangère.
Envoyé en Afghanistan
De ses années nîmoises, on ne sait véritablement que deux choses : d’abord qu’il a passé cinq ans sur le site de la rue Vincent-Faïta. Un passage sans gloire ni triomphe, qu’il clôtura par l’obtention du grade de caporal-chef, l’un des plus bas de l’échelon militaire. Ensuite, qu’il est notamment parti combattre en Afghanistan, où le 2e REI tenait un poste avancé dans la vallée d’Ouzbin face aux Talibans.
Mais durant cette même période, Mamadi Doumbouya fait une rencontre importante pour sa vie : celle de sa future femme, Lauriane, gendarme originaire de la Drôme. L’origine de leur histoire est inconnue mais les deux entretiennent une histoire malgré sa vie entre Paris — à la Garde république —, Libourne – pour devenir sous-officier, ou encore Chabeuil, là où elle endossa le costume de gendarme.
Président par les armes puis par les urnes
L’aventure de Mamadi Doumbouya avec la Légion étrangère de Nîmes s’arrête fin 2009. Pas celle avec Lauriane, avec qui il se marie en 2011 avant d’avoir trois enfants. Sa carrière se poursuit avec un retour en Guinée où il s’engage dans l’armée de son pays puis, après diverses formations, prend la tête du Groupement des forces spéciales, créé par le Président d’alors Alpha Condé.
Ce même groupe qui, en 2021, a renversé le chef de l’État. Mamadi Doumbouya est alors devenu Président de la Guinée, par les armes, puis a été confirmé à son poste, mardi 30 décembre 2025, recueillant près de 87 % des suffrages exprimés (80 % de participation) malgré la dénonciation d’une “mascarade électorale” par les anciens ministres d’Alpha Condé empêchés de se présenter au scrutin.






