Brèves 2025

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Déjà productrice de vins, la Légion étrangère s’attaque au secteur du spiritueux avec la sortie d’un pastis.
Il y avait le Berger blanc, il y aura désormais le Képi blanc. La Légion étrangère s’est associée avec la maison Ferroni, basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône), pour mettre en bouteille un nouveau pastis. Pas n’importe lequel : un pastis chargé « d’histoire et de patrimoine ».
L’adjudant Benjamin Coureu, attaché de presse de la Légion étrangère, raconte à BV la genèse de cette association anisée : « Nous nous sommes rapprochés avec la maison Ferroni parce qu’ils voulaient installer un stand chez nous pour un événement. De fil en aiguille, les dirigeants nous ont proposé de faire un pastis, et ça tombait bien parce que le commandement voulait mettre l’accent sur le local. » Puis il a fallu mettre en place des contrats, trouver un modèle économique et élaborer une recette, une recette qui a du sens. Pour ce faire, les légionnaires ont écouté les conseils avisés de l'entreprise de spiritueux. « Faire un pastis, ce n'est pas notre métier, mine de rien », rappelle l'adjudant.
Une recette chargée d’Histoire
Les plantes de base ont été récoltées par les militaires dans les champs de l'Institution des invalides de la Légion étrangère, à Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Cela aurait suffi à faire un pastis lambda, mais pour la Légion étrangère comme pour la maison Ferroni, il n’en était pas question. Il fallait des idées novatrices. Elles ont été puisées dans l’histoire de l’institution militaire. « Nous avons mis de l’estragon du Mexique en référence à Camerone et une plante du Cambodge pour rappeler la période indochinoise », explique l’adjudant.
De quoi se démarquer des autres anisés, même si la Légion n’entend pas rivaliser avec les géants du secteur. Cette première micro-cuvée de 650 bouteilles, toutes numérotées, a surtout vocation à faire rayonner la Légion étrangère. « C’est un outil de communication pour toucher un public plus large. La Légion va acheter une partie de la production, mais le but, c’est que les non-légionnaires aient une bouteille chez eux », indique Benjamin Coureu. À terme, l'adjudant espère même « mettre la bouteille aux buvettes de l'Assemblée nationale et du Sénat ».
La naissance d’une marque
À plus courte échéance, l’objectif est de « tester la popularité et la demande de la marque Légion étrangère », que l’attaché de presse souhaite développer pour répondre « à un vrai enjeu économique ». La Légion étrangère doit lever des fonds, entre autres, pour le financement de sa maison de retraite, non prise en charge par l’État.
Benjamin Coureu compare l’institution militaire à un monastère. Comme les religieux produisent des sirops, des fromages ou autres pour subvenir à leurs besoins, la Légion a des ateliers de céramique et de reliure et vend des produits dérivés dont, bientôt, le pastis Képi blanc. Sa mise sur le marché se fera à l’occasion d’un dîner de gala à l'Institution des invalides, à Puyloubier, le 3 juillet 2025. À point nommé pour l’été !


Ce chant suscita en lui la fierté du jeune légionnaire, et au fil du temps fit naître et suscite encore aujourd’hui l’émotion jaillissant de tant de souvenirs.
Ce chant demande au légionnaire de suivre la voie tracée par ses anciens : « Légionnaire de l’Afrique suis tes anciens, de ton allure magnifique vas ton chemin, tête haute sans tourner les yeux, l’âme légère et le cœur joyeux, suis ta route sans peur de tomber avec Honneur et Fidélité. »
Cet appel au légionnaire est ancien, et démontre la pérennité de Monsieur Légionnaire.
Par son témoignage vivant, vrai et touchant, l’auteur « regarde avec fierté tout le monde en face », et lève avec une pudeur certaine et touchante le voile sur une part de mystère de la vie légionnaire. Au fil des chapitres baptisés de paroles de chants légionnaires, reflet de l'âme légionnaire, l'auteur exprime sa vie sous le képi blanc, non comme une biographie, mais comme un fil directeur qui nous dit :
« Il n’y a pas un type de légionnaire ; il n’y a que des cas particuliers dans le temps et dans l’espace », mais Monsieur Légionnaire reste unique au monde, et le dernier verset plein de bon sens d’« Adieu vieille Europe » nous le confirme : « Sans peur en route pour la Légion ! »
Le capitaine (ER-TE) Jean-Marie Dieuze a fait le choix de reverser ses droits d'auteur au FELE.
Que par son geste de générosité, il en soit vivement remercié.
Général (2S) Jean Maurin
Président de la F.S.AL.E.
Ce livre, écrit par un ancien légionnaire, est un témoignage personnel et sincère sur la vie au sein de la Légion étrangère, loin des clichés habituels. L’auteur, ancien mineur devenu légionnaire, retrace son parcours, ses expériences et ses réflexions après vingt-sept ans de service sous le képi blanc. Avec cet humour si caractéristique des képis blancs, mais aussi ce brin d’impertinence invariablement empreint de respect – particularités communes à tous ceux qui servent sous la grenade à sept flammes –, il décrit l’intimité du légionnaire, ses émotions, ses qualités et ses failles, ainsi que son quotidien fait d’extraordinaire et de banalité, dans cette fraternité unique qu’est la Légion. Plutôt que de relater des combats héroïques, l’auteur cherche à dévoiler l’humanité et la complexité de ces hommes, tout en rendant hommage à l’héritage inestimable transmis par les anciens légionnaires de toutes les époques. Chaque chapitre débute par un chant de la Légion, soulignant les valeurs et les convictions personnelles qui rythment cette vie de service sous le fanion vert et rouge de la Légion étrangère. Ce livre est à la fois un hommage respectueux et une invitation à mieux comprendre ces hommes admirés, respectés, parfois vilipendés, mais trop souvent méconnus. Il n’a pour seule ambition que de vous en dire un peu plus sur ces hommes qui marchent là-bas…
L’auteur, Capitaine (e.r.) Jean-Marie Dieuze, s’engage comme simple légionnaire en 1983. Après une formation de quatre mois au 4ᵉ Régiment étranger, il rejoint le 2ᵉ Régiment étranger de parachutistes (2ᵉ REP) à Calvi. Breveté parachutiste, il est affecté à la 4ᵉ Compagnie (Destructeurs – Snipers). Il accède au grade de sous-officier en 1988. En 1994, alors sergent-chef inscrit au tableau d’avancement, il rejoint le 1ᵉʳ Régiment étranger en tant que sous-officier spécialiste en systèmes d’information et de communication (SIC). Il est promu adjudant en 1995. De 1998 à 2000, nommé adjudant-chef, il sert au sein de la 13ᵉ Demi-brigade de la Légion étrangère (13ᵉ DBLE) à Djibouti. Il retourne ensuite au 1ᵉʳ Régiment étranger, où il réussit le concours des majors. En 2001, il est nommé officier avec le statut de Titre étranger. Promu capitaine en 2005, il prend le commandement de la Compagnie de commandement et des services (CCS) du 3ᵉ Régiment étranger d’infanterie (3ᵉ REI) de 2006 à 2008. Par la suite, il est affecté au sein du Commandement de la Légion étrangère (COMLE). En 2010, après plus de vingt-sept années de service sous la Grenade à sept flammes, il quitte le service actif. Depuis 2023, il sert dans la réserve opérationnelle, au sein du COMLE. Administrateur au sein de la Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion étrangère (FSALE), il est aussi membre de l’Amicale des Anciens de la Légion étrangère (AALE) d’Aubagne et sa région.


Aucun autre Corps n’a donné naissance à autant de mythes et n’a captivé autant l’imagination que la Légion étrangère. La Légion est depuis le début composée d’engagés de nationalité et d’origines sociales variées en quête d’une autre vie, mais elle n’est pas le ramassis de criminels et de têtes brûlées que d’aucun croit.
Son grand mystère, qui demeure, est comment une troupe créée avec un « matérriau ingrat » et pour une politique à court terme est-elle devenue un Corps d’élite. Ses exploits guerriers justifient cette réputation, mais elle a aussi connu la défaite, la démoralisation, le sous-équipement et le sous encadrement.
Derrière tout ça, il y a des hommes ne parlant pas la même langue et ne se battant ni pour une patrie ni même pour une idéologie, des hommes que seule une situation exceptionnelle a poussé vers la Légion.
Ce premier album d’une série BD, réalisé par d’Anciens légionnaires, n’est pas un éloge épique à ce Corps d’élite, mais a pour simple objectif de raconter des moments de vie de ces hommes, a partir de vraies anecdotes vécues de 1831 à nos jours sur tous les continents.
Des histoires humaines, des histoires de valeurs ou simplement des histoires de vie qui nous font dire que « la Légion c’est aussi çà », hors des clichés et des caricatures.
Alors bonne lecture !
Si Donald Trump a toujours dans l’ambition d’annexer le Canada au moins maintenant il est prévenu : les légionnaires sont prêts à lui répondre. En marge de l’escale québécoise du PHA Mistral un exercice aéronavale a été réalisé sur la commune de Sept-Îles. Des éléments de la 13e Demi-Brigade de la Légion Étrangère appuyés par deux hélicoptères Eurocopter AS.532 Cougar Rénovés ont pris pieds sur la plage. Ce fut notamment l’occasion pour l’élite de l’Armée de Terre d’opérer aux côtés des Forces Armées Canadiennes.
On remarquera que le camouflage des hélicos de l’ALAT est parfaitement adapté à la campagne québécoise.
Même si habituellement ils sont stationnés dans le camp du Larzac, aux alentours de 600 à 800 mètres d’altitude, les légionnaires de la 13e DBLE sont des militaires parfaitement adaptés aux opérations amphibies. Ils l’ont prouvé cette semaine lors d’un exercice de plageage aux côtés des troupes canadiennes. Alors que le Porte-Hélicoptères Amphibie Mistral mouillait au large de la commune québécoise de Sept-Îles les troupes françaises ont débarqué sur sa plage.
Deux hélicoptères de transport d’assaut AS.532 Cougar Rénovés de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre ont ainsi pu déposé à l’avance un stick de commandos. À eux de préparer le terrain en attendant l’arrivée du gros des troupes à partir d’embarcations spécialisées dans le plageage de troupes. L’un des deux Cougar Rénovés a également été employé afin de simuler des évacuations sanitaires de militaires blessés vers le PHA Mistral. Histoire de compliquer l’exercice la météo n’était pas clémente ce jeudi 22 mai 2025 dans le golfe du Saint-Laurent. En parallèle de l’action des deux hélicoptères d’assaut deux autres voilures tournantes ont été employées pour le commandement aéroportée et la reconnaissance tactique : de vénérables mais ô combien robustes Aérospatiale SA.342 Gazelle.
Heureusement que l’ALAT et la Légion Étrangère n’étaient pas venue pour prendre un bain de soleil.
Aux vues de l’architecture des maisons on pourrait presque se croire à Saint-Pierre-et-Miquelon. C’est pourtant bien Sept-Îles au Québec.
Pour les troupes canadiennes cela a été l’occasion de retrouver les légionnaires français qu’ils connaissent bien. En effet ils se croisent régulièrement sur les théâtres d’opérations comme en Afghanistan ou encore au Mali. Pour autant opérer directement sur le sol de la Belle Province était assez inédit pour la Légion Étrangère. Et sans doute aussi pour les équipages d’hélicoptères de l’ALAT. L’exercice s’est déroulé sans le moindre souci, les populations québécoises ayant même, selon le ministère des Armées, particulièrement bien accueilli nos soldats.
Photos © Armée de Terre.
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Thierry BOUZARD et Gérard EISELÉ
Les légionnaires chantent et leur carnet de chants est périodiquement révisé par le commandement. Ce répertoire de tradition orale est opérationnel et sert de modèle dans toute l’armée, mais en se renouvelant, les anciens chants tombent dans l’oubli et avec eux une partie de la mémoire légionnaire, ouvrant la voie aux légendes, voire à des médisances. Un retour aux archives s’imposait afin de réunir et publier les chants qui ont survécu et en retraçant les évolutions du répertoire. Des traces éparses antérieures à la Deuxième Guerre mondiale, et surtout à la Première, remontent quelques titres donnant une image renouvelée du légionnaire. Une constante étant la source d’inspiration pour les chansonniers, femmes comprises puisque le légionnaire est un séducteur.
Avec ses partitions spécialement transcrites, ce recueil est le repère patrimonial qui manquait aux chants des légionnaires. La documentation a été puisée aux principales sources, militaires, civiles, universitaires, ainsi que des témoignages. Élaborée dans la continuité de l’édition 2024 du Carnet de chants de la Légion étrangère, cette présentation offre une vision d’ensemble du répertoire des légionnaires, y compris dans les créations récentes, car la mémoire est aussi un combat.
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« La joie de l’âme est dans l’action. » Cette phrase du maréchal Lyautey résume parfaitement le père Lallemand, tant le soldat, le prêtre et l’homme sont intimement mêlés. Cette personnalité hors du commun a consacré sa vie à ses frères d’armes. Voici son témoignage exceptionnel, empli d’espérance.
Né en 1937, dans une famille de tradition militaire qui sera marquée par l’Algérie, Yannick Lallemand entre au séminaire à 19 ans. C’est tout naturellement qu’il choisit d’exercer sa vocation au sein de l’armée. L’aumônier sera également parachutiste, chasseur alpin, légionnaire puis missionnaire. Il connaît les terrains de guerre, au Zaïre lors de l’opération Bonite à Kolwezi, au Tchad puis au Liban. En octobre 1983, à Beyrouth, il est aux premières loges de l’attentat du poste Drakkar, fatal à 58 parachutistes français. « Prêtre au cœur transpercé », il reste sur le site des jours et des nuits, parlant à ses jeunes camarades prisonniers des décombres.
Missionnaire au Tchad, il s’abandonne à la plénitude de sa vocation dans le plus grand dénuement, tel son modèle, Charles de Foucauld. Très aimé des soldats, la Légion étrangère fut la grande affaire de sa vie : « Je leur parle, sans jamais leur faire la morale. Je les écoute. Je réchauffe les âmes de ces gaillards, au point que certains disent qu’ils “iraient en enfer avec moi”. Je préfère, de très loin, les emmener au ciel. »
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