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Après la dissolution en 1815 de la dernière « légion irlandaise », le recrutement des Irlandais dans les armées françaises semble se tarir. Parallèlement, les liens franco-irlandais se distendent durant la première moitié du XIXe siècle, bien que l’opinion publique française reste toujours sensible à la question irlandaise. Mais les relations franco-irlandaises se resserrent sous le Second Empire : lorsqu’éclate le conflit franco-prussien, le peuple irlandais se mobilise très vite pour soutenir la France. Manifestations, envois de matériel, soutien médical sont très vite organisés. Plus surprenante est la mise en place d’une brigade irlandaise qui fait revivre une longue tradition. À travers cette mobilisation, les Irlandais entendent aussi rappeler « l’amitié franco-irlandaise » et l’époque où la France envoyait elle aussi des troupes pour soutenir les Irlandais contre leur ennemi commun, l’Angleterre.
De nombreuses manifestations de soutien en Irlande
2Durant tout le conflit, le consul français à Dublin rapporte que sont organisées partout en Irlande d’importantes manifestations pour soutenir la France, souvent accompagnées d’une franche hostilité à l’encontre de la Prusse. Par exemple à Limerick, en août 1870, « le consul de Prusse ayant fait arborer son drapeau en l’honneur d’une prétendue victoire, le peuple se jeta sur la maison qu’il aurait saccagée, si le consul n’avait suivi le conseil que lui donna la police d’enlever les couleurs de notre ennemi si odieuses au peuple irlandais » 1.
3Les Irlandais se mobilisent également pour soutenir la France matériellement. Le consul français à Dublin, ses agents consulaires, et le gouvernement français reçoivent un grand nombre de dons émanant de particuliers (argent, bandages, etc.) 2. Des comités se mettent en place comme le Comité de la Société des Amis (ou des quakers), qui réunit plus de 110 000 francs, distribués directement aux populations les plus atteintes par l’intermédiaire de délégués envoyés sur place ; le Comité de saint François de Sales, fondé par le cardinal-archevêque de Dublin, qui distribue des secours aux soldats et aux civils par l’intermédiaire des évêques de France et de la société de saint Vincent de Paul ; ou encore le Comité de secours pour les Français du Mansion house irlandais qui réunit plus de 130 000 francs pour la France. Parallèlement, des soins sont apportés aux blessés sur place, soit à Paris, durant le siège, soit sur les champs de bataille.
Le soin des blessés en France
4À Paris, deux lieux de culte sont particulièrement fréquentés par les Irlandais : l’église passioniste, dans le 8e arrondissement, et le collège des Irlandais, dans le 5e arrondissement. Dès septembre 1870, des prêtres aménagent une petite ambulance dans l’église passioniste 3 et rendent visite à des blessés à l’extérieur. De même, du 15 septembre 1870 au 20 février 1871, le collège des Irlandais de Paris accueille une ambulance militaire qui soigne des centaines de malades 4, grâce à son administrateur, le chanoine Ouin-la-Croix, et à un personnel nombreux. La cour du collège des Irlandais est également utilisée par divers bataillons de la garde républicaine qui y effectuent des manœuvres toute la journée.
5Si l’équipe de l’ambulance installée au collège des Irlandais est majoritairement composée de Français, c’est bien comme une aide de l’Irlande qu’est perçue son action. Le 24 décembre 1870, Ouin-la-Croix explique : « Je tiens seulement à déclarer que je représente ici l’Irlande, contrée amie et toujours sympathique à la France ; qui, elle aussi, a été cruellement éprouvée par la guerre, et qui depuis la désastreuse bataille de la Boyne, laquelle fut son Waterloo, son Sadowa, son Sedan, obligée de fuir son île chérie, n’a pas trouvé sur le monde de plus généreuse, de plus cordiale, de plus solide hospitalité que celle de la France ; et qui, aujourd’hui, par une utile et amicale réciprocité, vous offre les toits de son vieux Collège pour abri (...). » 5En outre, individuellement de jeunes chirurgiens irlandais rejoignent des corps médicaux de l’armée française comme le major O’Connell qui participe à l’ambulance américaine dès sa création en août 1870, jusqu’à sa dissolution en mars 1871 6.
6Sur les champs de bataille est envoyée l’ambulance irlandaise, créée le 7 septembre à Dublin, avec l’aide des députés nationalistes irlandais A.-M. Sullivan et P.-J. Smyth 7. L’ambulance regroupe 250 membres qui embarquent sur le paquebot français La Fontaine le samedi 8 octobre 1870, et accostent au Havre quatre jours plus tard, le 11 octobre 8. Elle se dirige dans un premier temps vers Evreux puis Rouen, Hécourt et Pacy. Le 9novembre1870, désœuvrée, l’ambulance est réorganisée, réduite et divisée en deux parties. Une partie, avec les chirurgiens Maguire et Cremin, sept étudiants, quelques infirmières et deux véhicules, est détachée auprès du général Mocquart, à la tête de l’armée du Nord, et l’autre partie rejoint l’armée de la Loire à Châteaudun, théâtre d’un bombardement et de vifs combats ; cette section du corps irlandais y demeure trois mois, durant lesquels environ six cents blessés sont « hospitalisés » et des centaines d’autres soignés. Le travail des Irlandais demeure semble-t-il assez routinier et des rapports dénoncent l’absentéisme, l’insubordination, et même des cas d’ivresse en activité : le général Charrette déplore l’absence des ambulanciers aux batailles de Patay et de Loigny, situées dans le champ d’action des Irlandais. Ils restent malgré tout en service jusqu’au milieu du mois de janvier 1871 ; l’effectif est alors graduellement réduit et le 12 janvier, la prise du Mans consacre à la fois la dissolution de l’armée de la Loire et de l’ambulance irlandaise qui lui était affectée.
7La partie de l’ambulance irlandaise attachée à l’armée du Nord, dirigée par un marchand du Havre, J.-J.O’Scanlon, et comprenant le docteur Maguire, chirurgien en chef, le docteurCremin, sept assistants chirurgiens et neuf volontaires, officie dans les villes de Bonnières, Vetheuil, Courcelles, Louviers et Elbœuf, avant d’être arrêtée par l’avancée de l’armée prussienne. L’absence de rapports plonge le dernier épisode de l’ambulance irlandaise dans l’obscurité. Dans cette ambulance et plus largement dans le conflit franco-prussien, J.-P.Leonard joue un rôle important. D’origine irlandaise, il est à la fois proche des nationalistes irlandais et de personnalités françaises telles que le maréchal Mac Mahon ou monseigneur Dupanloup. À partir des années1860, Leonard multiplie les initiatives auprès des autorités françaises et irlandaises pour développer les relations franco-irlandaises9. Au début du mois d’août1870, il récolte auprès des Irlandais de la toile et des fonds pour les blessés français10. Puis il est nommé inspecteur de l’ambulance irlandaise. Le 5mai1871, il est chargé avec le docteur Caignet, médecin du maréchal Mac Mahon, de visiter Saint-Cloud, Suresnes, Sèvres et Puteaux pour faire un rapport sur l’état des populations. Le 1er juin 1871, Leonard est envoyé par le comité de banlieue à Clichy et Levallois- Perret pour distribuer des secours aux victimes de la guerre jusqu’à la fin du mois d’août 1871 11. « Pour avoir payé courageusement de sa personne sur plusieurs champs de bataille » en soignant des blessés, Leonard est fait chevalier de la Légion d’honneur par décret du 20 janvier 1872 12.
Faire revivre la brigade irlandaise
8L’importance des œuvres caritatives des Irlandais est l’expression d’une générosité à l’égard d’un peuple considéré comme très proche, mais aussi une manière de compenser l’impossibilité de prendre part plus directement au combat des Français. Dès le début du conflit franco-prussien, le consul français à Dublin est assailli de demandes d’enrôlement dans l’armée française. Mais le gouvernement français ne peut engager des ressortissants irlandais sans enfreindre les « lois de la neutralité » 13. Les Irlandais sont donc invités à s’enrôler individuellement, sur place : un certain nombre d’Irlandais répondent à cette invitation, parmi lesquels figurent des membres du mouvement nationaliste révolutionnaire Fenian, comme les frères Casey 14, qui seront blessés pendant le siège de Paris, ou encore Frank Byrne qui combat dans l’armée de l’Est dirigée par Bourbaki, où il devient sergent 15. S’il est difficile de dénombrer tous ces Irlandais disséminés dans les différents corps d’armée, leur importance réside surtout dans la publicité donnée à leur démarche, et de l’utilisation symbolique qui en est faite après la guerre : combattre pour la France, c’est faire revivre « l’amitié franco-irlandaise » c’est-à-dire le combat des Irlandais, soutenus par les armées françaises, contre l’ennemi commun anglais, depuis le règne de Louis XIV.
9C’est pour faire revivre ce passé commun que certains nationalistes irlandais choisissent de se battre pour reconstituer une véritable brigade irlandaise. Le Fenian O’Kelly, qui a déjà servi plusieurs années dans la Légion étrangère 16, se rend à Paris où il propose en vain aux autorités françaises de constituer une brigade irlandaise 17. La même démarche sera suivie par d’autres patriotes irlandais, avec plus de succès : la constitution d’une brigade irlandaise apparaît comme un véritable enjeu politique.
La compagnie irlandaise du capitaine Kirwan
10Le capitaine Kirwan, irlandais et militaire de carrière, fonde la compagnie irlandaise qui est liée dès son origine à l’ambulance irlandaise. Lorsqu’à son arrivée au Havre l’ambulance irlandaise voit son effectif réduit, les Irlandais débauchés sont regroupés par Martin Waters Kirwan, qui entame des démarches auprès des autorités françaises, pour former un corps de soldats exclusivement irlandais. L’initiative de Kirwan est accueillie assez froidement par les autorités françaises 18 qui répondent qu’un « décret du 7septembre1870 a ordonné la formation à Cherbourg, d’un régiment étranger [organisé par un certain Mac Adaras] (...) destiné à recevoir des Irlandais » 19. Rapidement, il est conseillé au capitaine Kirwan de diriger ses hommes vers l’armée française. Ils ont néanmoins la satisfaction de conserver leur spécificité nationale en se nommant « compagnie irlandaise » et sont regroupés dans un même régiment étranger 20 avec quatre officiers, Kirwan comme capitaine, F. M’Alevey et B. Cotter comme lieutenants, et le docteur R. Macken comme chirurgien assistant de 1re classe. Après un mois de préparation à Caen, le 16 novembre 1870, les Irlandais sont envoyés vers Bourges, où ils demeurent jusqu’au 18 ou 19 décembre 1870, à l’écart des combats. Les soldats irlandais rejoignent ensuite Vierzon, jusqu’au 4 janvier 1871, puis Montbéliard, où ils reçoivent leur baptême du feu, avant de battre en retraite comme le reste des armées françaises. Jusqu’au 27 mars 1871, ils stationnent dans les environs de Besançon, bien après l’arrêt des combats, avant de regagner leur patrie.
11La compagnie irlandaise du capitaine Kirwan n’a donc vu le jour que symboliquement, intégrée aux régiments étrangers. Mais la volonté d’afficher sa spécificité irlandaise montre que cet engagement s’inscrit avant tout dans la tradition militaire des brigades irlandaises. Les échecs essuyés par O’Kelly et Kirwan, dans leurs tentatives de ressusciter ces fameuses brigades, s’expliquent par les réticences des autorités françaises qui souhaitent respecter la neutralité britannique et qui connaissent la crainte qu’inspirent ces brigades à l’Angleterre depuis le XVIIIe siècle, crainte largement utilisée par les nationalistes irlandais. Dans cette perspective, le succès remporté par Mac Adaras a tout lieu de surprendre.
Les brigades irlandaises du général Mac Adaras
12James Dyer Mac Adaras, né à Rathmines (Irlande) le 21 juin 1838 21, est un aventurier qui parvient à recréer une brigade irlandaise. Militaire de carrière, Mac Adaras aurait participé à la guerre de Crimée dans les rangs anglais (lieutenant d’artillerie), puis à la guerre des Indes de 1857 à 1861 (chef d’escadron), avant de démissionner en 1866 (major d’artillerie) 22. Ses activités entre cette date et 1870 demeurent inconnues, mais il aurait participé à l’insurrection organisée par les Fenians23 en 1867 et serait réfugié en France depuis 24. Dès le début de la guerre, Mac Adaras se serait présenté auprès du comte de Palikao, ministre de la Guerre, comme le représentant des organisateurs de l’ambulance irlandaise, pour obtenir une entrevue avec l’impératrice et l’autorisation de former une brigade irlandaise 25. Au mois d’août 1870, il reçoit l’aval du gouvernement français pour former en Irlande une brigade de six mille hommes ou plus, sous son commandement. Mac Adaras consent à avancer les fonds nécessaires au recrutement des volontaires26, soit 115000 francs 27. Au début du mois de septembre, est formé à Cherbourg le 2erégiment étranger susceptible de regrouper cinq bataillons d’Irlandais.
13Mac Adaras commence donc le recrutement à Dublin. En l’absence de nouvelles de Mac Adaras, sceptique, le gouvernement français ne nomme aucun officier et se contente d’envoyer à Cherbourg six mille fusils chassepots et six mille tenues. Lorsqu’il apprend, par dépêche télégraphique, le changement de gouvernement du 4 septembre, Mac Adaras retourne précipitamment en France, où il obtient du nouveau gouvernement le maintien des engagements conclus par le précédent 28. Mac Adaras prétend avoir engagé neuf mille hommes prêts à embarquer pour le continent ; en réalité moins de trois cents hommes 29 accostent au mois d’octobre à Caen, où aucun accueil ne leur est réservé. Ils sont dirigés vers Cherbourg, où rien n’est prévu non plus pour leur soin : le consul anglais à Caen est contraint d’intervenir pour les maintenir en vie, en l’absence de Mac Adaras, parti à Tours auprès du gouvernement qui le nomme lieutenant-colonel, commandant du 2e régiment étranger. Mais à son retour, Mac Adaras trouve ses soldats en état de rébellion : « Les Irlandais qui sont à Caen s’y conduisent assez mal et émettent des doutes sur les intentions de M.Dyer et sur son honneur. » Le 30 octobre 1870, le bureau de l’infanterie conclut qu’il serait préférable de renoncer à la spécificité de ce corps d’Irlandais et qu’il conviendrait de diriger ses membres vers un régiment étranger ou de les rapatrier.
14Des rumeurs viennent corroborer ces doutes. Le 29 octobre 1870, le ministre de la Guerre, alerté par les autorités régionales de Caen, met en garde le ministre de l’Intérieur : « L’autorité civile paraît avoir sur cet individu des renseignements qui sont de nature à préoccuper. D’après ces renseignements le Sieur Dyer Mac Adaras ne serait pas connu en Irlande et aurait vécu longtemps en Allemagne. » 30 Le dossier militaire de Mac Adaras ne comporte aucun rapport confirmant ces soupçons : il n’est pas inquiété. Mac Adaras raconte : « À mon retour donc, le mécontentement était général. Pas d’habillement, pas de vivres, pas de solde et pas d’indemnité. La plupart, vu cet état de choses, voulait retourner dans leur patrie. En retournant, ils se sont rencontrés (sic) avec les autres détachements en route pour la France et ont raconté à leurs compatriotes ce qu’ils avaient souffert. Inutile de dire que tous rebroussèrent chemin. » 31 Mac Adaras accuse les autorités anglaises d’avoir entravé ses démarches, notamment en incarcérant son agent à Londres. Il prétend avoir de nouveau réuni neuf mille hommes à Liverpool ; mais il apprend alors que le gouvernement français vient de prononcer la dissolution de sa brigade.
15Mac Adaras retourne alors à Tours où il est attaché à l’état-major du 21e corps, sous les ordres du général Jaurès. Jusqu’au 14 janvier 1871, il effectue la campagne de l’armée de la Loire 32, durant laquelle il inspire plutôt d’élogieux commentaires 33,participant aux combats livrés du 8 au 12 décembre 1870 à Vendôme, Poilly, Marchenoir, puis du 8 au 14 janvier 1871 au Mans. Le 20 janvier 1871, le général Loysel, à la tête du corps d’armée du Havre, sollicite Mac Adaras pour former une nouvelle brigade irlandaise au Havre, avec le titre de général de brigade à titre auxiliaire. Mac Adaras s’y rend aussitôt, accompagné de son officier d’ordonnance, le capitaine Vincent 34. En février 1871, le général Chanzy soutient le projet de Mac Adaras, en précisant que sa précédente brigade irlandaise aurait été dissoute « pour raisons politiques »et que« le gouvernement anglais ne s’opposerait pas à la constitution (...) de cette brigade » 35.
16L’armistice empêche cette nouvelle tentative. Mac Adaras n’a donc jamais été nommé général mais il gardera ce titre toute sa vie 36. Pourquoi a-t-il réussi là où les précédents ont échoués ? Sans doute parce qu’il a pris contact très tôt avec les autorités françaises, avant la chute de l’Empereur, le nouveau gouvernement s’étant contenté de ratifier un engagement conclu ; de plus, à l’automne 1870, le gouvernement républicain lève dans l’urgence jusqu’à six cent mille hommes pour faire face aux besoins de la guerre 37 : l’arrivée de nouveaux soldats était donc bien accueillie. Sans doute aussi parce que Mac Adaras allie l’audace à la pugnacité. La suite de sa biographie montre qu’il s’agit d’un aventurier très ambitieux, qui ne recule devant aucun obstacle pour jouer un rôle politique de premier plan 38.
17À l’issue de la guerre, les secours dispensés sous différentes formes par les Irlandais en France sont si vastes et variés qu’il est difficile de les mesurer. En plus des nombreux dons de vêtements, couvertures, bandages, et biens divers, l’Irlande a envoyé en France plus d’un million de francs pour les victimes du conflit, pendant et après les combats 39. Les interventions médicales et militaires apportent également une contribution appréciable à l’effort de guerre des Français. À cet égard, l’ampleur de l’engagement des Irlandais est telle que, outre J.-P. Leonard, un grand nombre d’entre eux obtiennent des décorations 40. Les différentes tentatives de résurrection des brigades irlandaises témoignent de la volonté de faire renaître un passé commun, devenu mythique. Si cette démarche symbolique transparaît dès le début du conflit, sa portée politique est clairement affichée et utilisée après la guerre par les nationalistes irlandais, dans un contexte marqué par une agitation politique croissante. Dans leurs discours, ils soulignent leur engagement dans le conflit aux côtés des Français dont ils espèrent un soutien politique pour poursuivre la lutte contre l’Angleterre.
Notes
1 Archives du ministère des Affaires étrangères (AMAE), correspondance politique des consuls, Angleterre, no 45, lettre du 22 août 1870.
2 Archives diplomatiques de Nantes, consulat général de France, Dublin, no 7, dépêche no 288, 24 mars 1871.
3 Bamber (F.), « Note-Book of a Passionist during the Siege of Paris and the Commune », The Cross, June 1912, p. 54-55.
4 Archives du collège des Irlandais de Paris, no 64 J, rapport sur « Le siège de Paris », par Ouin-la-Croix, 20 février 1871, p. 3.
5 Ibid., rapport sur « Le siège de Paris », par Ouin-la-Croix, 20 février 1871, p. 13.
6 AMAE, papiers d’agents, 070-Favre, vol. 13, « Major O’Connell », lettre de l’abbé Blanc à Thiers, 9 juillet 1871.
7 Fleetwood (J.), « An Irish Field-ambulance in the Franco-prussian war », Irish Sword, Summer 1964, vol. VI, no 24, p. 137-138.
8 Ibid., p. 139.
9 Julienne (J.), « John Patrick Leonard (1814-1889), chargé d’affaires d’un gouvernement irlandais en France », Études irlandaises, nº 25-2, automne 2000, p. 49-69.
10 Archives de la compagnie de Saint Sulpice, fonds Dupanloup, lettre de Leonard à monseigneur Dupanloup, Luc-sur-Mer, 2 août 1870, et BN, naf 24695, « Correspondance de monseigneur Dupanloup », vol. XXIV.
11 Archives de la compagnie de Saint Sulpice, fonds Dupanloup, lettre de Leonard à Dupanloup, Paris, 16 août 1871.
12 Archives nationales (AN), dossier de Légion d’honneur, LH 1591/68, « John Leonard ».
13 AMAE, affaires diverses politiques, Angleterre, no 44.
14 Ryan (D.), The Fenian Chief: a Biography of James Stephens, Dublin, Gill and Son, 1967, p. 341.
15 Julienne (J.), La question irlandaise en France : perceptions et réactions, thèse de doctorat, université Paris VII, 1997, p. 372-385.
16 SHD/DAT, 48 Yc 92, registre du 1er régiment étranger.
17 Devoy (J.), Recollections of an Irish Rebell... A personnal narrative, New York, 1929, p. 337. Nous n’avons cependant trouvé aucune source officielle française pour confirmer ces assertions.
18 Kirwan (M.-W.), « La compagnie irlandaise », Reminiscences of the Franco-german war, Dublin, W.-B. Kelly, 1873, p. 15.
19 NLI, Ms 22538, « P.-J. Smyth Papers », lettre du sous-préfet du Havre à la préfecture de Rouen, s.d.
20 5e bataillon, 2e brigade, 1re division du 15e corps d’armée : G.-A. Hayes/Mc Coy, « The Irish Company in the Franco-Prussian War, 1870-71 », The Irish Sword, 1952-1953, vol. I, no 4, p. 278-279.
21 AN, BB11 1179, dossier nj 635x71, dossier de naturalisation de « Mac Adaras, James Dyer », lettre du 26 avril 1888.
22 SHD/DAT, OGP Mac Adaras 17 Yd 8, « Mémoire de proposition en faveur de Mr Mac Adaras (James Dyer), lieutenant-colonel à titre auxiliaire pour le grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, 7 mars 1871 ».
23 Idem.
24 AN, BB11 1179, dossier nj 635x71, dossier de naturalisation de « Mac Adaras, James Dyer », lettre du 26 avril 1888.
25 Devoy (J.), op.cit., p. 337.
26 SHD/DAT, OGP Mac Adaras, 17 Yd 8, lettre de Mac Adaras au ministre de la Guerre, sd (1871).
27 Mitau (Pierre), Le Général Mac Adaras, Paris, 1894, p. 5.
28 SHD/DAT, OGP Mac Adaras, 17 Yd 8, rapport de la garde mobile, 30 octobre 1870.
29 Idem.
30 Ibid., lettre du ministre de la guerre au ministre de l’Intérieur, 29 octobre 1870.
31 Ibid., lettre de Mac Adaras au ministre de la Guerre, s.d. (1871).
32 AN, BB11 1179, dossier nj 635x71, dossier de naturalisation de « Mac Adaras, James Dyer », lettre du référendaire au garde des Sceaux, 26 avril 1888.
33 AN, BB11 1179, dossier nj 635x71, dossier de naturalisation de « Mac Adaras, James Dyer », lettre du référendaire au garde des Sceaux, 26 avril 1888.
34 AN, BB11 1179, dossier nj 635x71, dossier de naturalisation de « Mac Adaras, James Dyer », lettre du référendaire au garde des Sceaux, 26 avril 1888.
35 AMAE, papiers d’agents, 079-Gambetta, vol. 24, dépêche officielle de Chanzy au ministère de la Guerre, Le Mans, II-1871.
36 Idem.
37 Idem.
38 Idem.
39 BN, naf 24695, « correspondance de Dupanloup », vol. 24, lettre de Leonard à Dupanloup, 23 mars 1873, Paris.
40 NLI, Ms 22538, P.-J. Smyth Papers, lettre de M.de Rémusat, 29 août 1871 à M. Smyth : par arrêté du 29 août 1871, P.-J. Smyth reçoit du ministre des Affaires étrangères, M. de Rémusat, la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Le docteur Charles Ronayne, chirurgien dans l’ambulance irlandaise, reçoit la médaille de la guerre de 1870-1871 décernée par le gouvernement français et une décoration de la Croix rouge : Ronayne (C.), « The Reminiscences of an Ambulance Surgeon », Journal of the Cork Historical and Archeological Society, vol. 24, 1918, p. 38-39.
References
Bibliographical reference
Janick Julienne, “Les Irlandais dans le conflit franco-prussien : vers une renaissance des brigades irlandaises ?”, Revue historique des armées, 253 | 2008, 66-73.
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